Cotée DROUOT COTATION
présente sur l’Annuaire de la Cotation 2006 / édition Larousse

ATELIERS
Elisabeth Loussouarn,  Pierre-Dominique Giess, Eliane Guillaume…


LES TOILES, de toute évidence  figuratives, cheminent toutefois aux lisières de l’abstraction, témoignant d’un parti pris optimiste, convoquant rêve et poésie comme un défi à la brutalité du quotidien, avec la liberté de proposer un regard ré-enchanté, un parti inattendu et non convenu à l’heure où la gravité sous les pinceaux est de mise. Parce que la nature est âprement menacée, elle la met au cœur de sa création pour en capturer et en célébrer l’élan vital dans des compositions graphiques architecturées et rythmées, tantôt joyeuses, tantôt silencieuses, paysages du Sud déclinés entre ocres et bleus. Des femmes s’intègrent aussi à la production. 
Avec une écriture picturale originale, Elisabeth Coudol les observe, femmes assoupies ou femmes-constellations... elle s'attarde aussi parfois sur les objets du quotidien. Les toiles de l’artiste  transmettent un regard très personnel porté sur le monde, une vision qui garderait de la réalité ce qu’elle a de plus poétique et de plus gai, puisant sans doute dans les réminiscences colorées d’une enfance passée dans la lumière intense du Sud.
Tout est possible, sous le pinceau du peintre, le sujet devient matière à dévier du côté de la fantaisie, se défaire du réalisme, quitter la copie académique figée pour tendre vers une écriture moins formelle. Il s’agit donc de s’exprimer dans une figuration libre, privilégier à tout prix l’invention, l’interprétation. 
Après avoir exploré huile et aquarelle, elle s’est tournée vers la richesse plastique de l’acrylique : alliant brosses et couteaux, elle prépare des fonds colorés, puis superpose des couches grattées, tendues, accidentées, modelées, laissant entrevoir les sous-couches, les "accidents" de la toile, recouvertes enfin de glacis transparents. Toujours en recherche d’une vibration des effets de matières, elle explore et expérimente sans cesse  en incluant souvent pastel gras, encre, sable, petits papiers imprimés… « Pour moi, peindre la réalité pour la réalité n’a aucun intérêt, je veux rester au bord, contourner l’ennuyeuse narration d’une réalité académique, proposer des libres interprétations, tendre vers la fiction, rêver davantage. Comme en écriture, tout est permis ».
C’est ce fil conducteur qu’elle s’attache aussi à développer dans les livres qu’elle écrit de temps en temps pour les enfants  (publiés chez Père Castor Flammarion, Mijade, Ricochet, Frimousse, l'Elan Vert, Milan, Fleurus, Lito, Sedrap…) et aussi des nouvelles pour les adultes (Éditions Dialogues). Voir le blog http://elisabeth-coudol.blogspot.fr.
Elle a exposé dans plusieurs galeries en France (Paris, Lille, Aix-en-Provence, Lyon, Dijon, Strasbourg, Granville…) au Musée-Maison-Atelier Jean-François Millet de Barbizon, ainsi qu’à l’étranger, à Barcelone en  Espagne , à Asago au Japon et à Bruxelles et Tervueren en Belgique.    
M. Laurent

 

Sous les pinceaux, effleurer la poésie, ré-enchanter la réalité

 
      photo Roman Koenig